Histoire du sionisme

Le sionisme est une idéologie politique nationaliste, apparue au XIXe siècle, et qui entend permettre aux Juifs d’avoir un État.

Cet article s’intéresse essentiellement à trois problématiques au cœur de l’histoire du sionisme :

  • Les débats et pratiques autour de la construction d’institutions nationales ou pré-nationales : Organisation sioniste mondiale, partis politiques, Agence juive, groupes armés, puis l’État lui-même.

  • Les débats et pratiques autour de la constitution d’une population juive importante au sein de l’État.

  • Les débats idéologiques entre tendances sionistes, en particulier sur la définition des objectifs. Dans ce domaine, deux questions ont particulièrement divisé (et continuent de diviser) les sionistes :

    • La place de la religion juive dans le sionisme.

    • La question de la localisation de l’État juif, puis de ses frontières.

Les faits historiques qui sont cités dans l’article ci-dessous sont donc très incomplets. Ce sont surtout les faits liés à ces trois questions (constructions institutionnelles, construction démographique et divergences sur les objectifs du sionisme) qui sont analysés. Les événements moins directement liés à ces trois questions ne sont pas abordés, ou juste cités. Il en va de même de l’opposition arabe et palestinienne au projet sioniste. Le sujet est vaste et fondamental, mais il n’est abordé dans le cadre de cet article qu’au travers de son influence sur les trois thématiques pré-citées.

La terminologie utilisée n’est pas politiquement neutre :

  • Eretz israël (la « terre d’Israël », au sens biblique), a fini par devenir synonyme politique de Grand Israël (incluant la Cisjordanie et la Bande de Gaza).

  • La Palestine a été le terme utilisé par tous, même les sionistes, jusqu’en 1948. Pour la période postérieure à 1948, il a une connotation « pro-palestinienne ».

Dans l’article ci-dessous, le terme « Palestine » sera utilisé pour désigner le territoire entre la seconde révolte juive (vaincue en 135) et la proclamation d’Israël (en 1948), sans connotation idéologique.

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Leon (Yehuda Leib) Pinsker (1821 – 1891) Pionnier sioniste

   » Le Juif est considéré par les vivants comme un mort, par les autochtones comme un étranger, par les indigènes sédentaires comme un clochard, par les gens aisés comme un mendiant, par les pauvres gens comme un exploiteur millionnaire, par les patriotes comme un apatride, et par toutes les classes comme un concurrent qu’on déteste.  » En 1882, un an après qu’ont éclaté les premiers pogroms en Russie, un médecin juif d’Odessa, Léon Pinsker, dresse, avec une lucidité saisissante, le tragique constat de la condition juive à travers le monde. Autoémancipation ! Avertissement d’un Juif russe à ses frères interpelle le peuple juif et l’exhorte à se réveiller politiquement pour regagner sa dignité par la création d’un foyer national juif. Quatorze ans avant Theodor Herzl, Léon Pinsker écrit ainsi le premier manifeste politique du sionisme.

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Une lettre de Martin Luther King Contre l’anti-sionisme en 1967

A tous ceux qui prétendent qu’Israël “n’est pas l’interprétation moderne du Judaïsme ,qu’il en est même, en quelque sorte, la négation”.
A ceux aussi qui, comme Jacques Attali, voudraient dissocier le Judaïsme mondial du “nationalisme israélien”.
Dr Zvi Tenney

Une lettre de Martin Luther King Contre l’anti-sionisme en 1967
Une lettre qui résonne encore de son écho de nos jours
Extrait de “Letter to an Anti-Zionist Friend”, de Martin Luther King. [1]

“(…) Tu déclares, mon ami, que tu ne hais pas les Juifs, que tu es seulement anti-sioniste. A cela je dis que la vérité sonne du sommet de la haute montagne, que ses échos résonnent dans les vallées vertes de la terre de Dieu : quand des gens critiquent le sionisme, ils pensent Juifs, et ceci est la vérité même de Dieu. L’antisémitisme, la haine envers le peuple juif, a été et reste une tache sur l’âme de l’humanité. Nous sommes pleinement d’accord sur ce point. Alors, sache aussi cela : antisionisme signifie de manière inhérente antisémite, et il en sera toujours ainsi.

Pourquoi en est-il ainsi ? Tu sais que le sionisme n’est rien moins que le rêve et l’idéal du peuple Juif de retourner vivre sur sa propre terre. Le peuple Juif, nous disent les Ecritures, vécut en union florissante sur la Terre sainte, sa patrie. Ils en furent expulsés par le tyran de Rome, les mêmes Romains qui assassinèrent si cruellement Notre Seigneur. Chassé de sa patrie, sa nation en cendres, le peuple Juif fut forcé d’errer sur le globe. Encore et encore, le peuple Juif souffrit aux mains de chaque tyran qui vint à régner sur lui. Le Peuple Noir sait, mon ami, ce que signifie souffrir les tourments de la tyrannie, sous un joug que l’on n’a pas choisi. Nos frères en Afrique ont supplié, plaidé, demandé, exigé la reconnaissance et la réalisation de leur droit naturel à vivre en paix sous leur propre souveraineté, dans leur propre pays. Pour quiconque chérit ce droit inaliénable de toute l’humanité, il devrait être si facile de comprendre, de soutenir le droit du peuple Juif à vivre sur l’antique terre d’Israël. Tous les hommes de bonne volonté se réjouiront de la réalisation de la promesse de Dieu, que son peuple retourne dans la joie sur la terre qui lui a été volée. C’est cela le sionisme, rien de plus, rien de moins.

Et qu’est l’anti-sionisme ? C’est le déni au peuple Juif d’un droit fondamental que nous réclamons à juste titre pour le peuple d’Afrique et accordons librement à toutes les nations de la terre. C’est de la discrimination envers les Juifs, mon ami, parce qu’ils sont Juifs. En un mot, c’est de l’antisémitisme. L’antisémite se réjouit de chaque occasion qui lui est donnée d’exprimer sa malveillance. L’époque a rendu impopulaire, à l’Ouest, de proclamer ouvertement sa haine des Juifs. Ceci étant le cas, l’antisémite doit à chaque fois inventer de nouvelles formes et de nouveaux forums pour son poison. Combien il doit se réjouir de la nouvelle mascarade ! Il ne hait pas les Juifs, il est seulement antisioniste. Mon ami, je ne t’accuse pas d’antisémitisme délibéré. Je sais que tu ressens, comme je le fais, un profond amour pour la vérité et la justice, et une révulsion envers le racisme, les préjugés, la discrimination. Mais je sais qu’on t’a trompé, comme d’autres l’ont été, en te faisant croire que tu pouvais être antisioniste tout en restant fidèle aux principes que nous partageons, toi et moi, du fond du coeur. Que mes paroles sonnent dans les profondeurs de ton âme : quand les gens critiquent le sionisme, ne te trompe pas, ils pensent les Juifs.”

Martin Luther King

[1] Saturday Review – XLVII (août 1967), p. 76 Rééd. In M.L.King Jr, This I believe : selections from the Writings of Dr. Martin Luther King Jr.

Source :

http://www.terredisrael.com:80/wordpress/?p=5879



Antisémitisme, antisionisme, anti-israélisme

19/03/2009

Fin Avril 2009 se réunira la « Durban Review Conference » ou Durban 2, la conférence mondiale des Nations Unies contre le racisme. La précédente conférence de Durban, en Août 2001, avait dégénéré en manifestation de délire antisémite au nom de l’antiracisme et tout indique que cette nouvelle édition ne dérogera pas à la règle. Les défenseurs de ces conférences affirment cependant qu’ils ne font que s’opposer au sionisme et dénoncent l’amalgame qui serait fait, selon eux, entre antisionisme et antisémitisme.

C’est pourquoi il est important de bien préciser les termes et d’éviter les confusions auxquelles les antisémites se prêtent pour influencer les esprits pourtant les moins enclins à la haine antijuive. En théorie, antisionisme et antisémitisme sont effectivement deux concepts distincts. On peut être oppose à l’idée d’une nation juive indépendante sans porter le moindre sentiment d’hostilité aux Juifs. Il existait ainsi un courant qui pensait que le génie juif s’exprimait au sein des Nations qui accueillaient le peuple d’Israël, et que la création d’un Etat juif ferait disparaître cette voix particulière.

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L’anti-sionisme n’est-il que haine à l’état pur?

Bien sûr. Il est plus nocif que l’antisémitisme, en menaçant les vies et la paix au Moyen-Orient.
Par Judéa PEARL – Traduction : Marc Brzustowski

15 Mars 2009

En janvier, lors d’un symposium à l’UCLA (orchestré par le Centre d’Etudes sur le Proche-Orient), quatre détracteurs d’Israël, connus de longue date, étaient invités à analyser les conditions des droits de l’homme à Gaza, et ont utilisé cette tribune pour attaquer la légitimité du Sionisme et sa vision d’une solution à deux Etats pour Israël et les Palestiniens.
Ils ont criminalisé l’existence d’Israël, déformé ses motivations profondes et diffamé son caractère, sa naissance et même sa conception. A un certain point, ils ont excité l’assistance par des slogans et aurait notamment scandé « Sionisme égale Nazisme » et pire encore.

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Napoleon et les juifs

Par le Dr Ben Weider 

Proclamation à la nation Juive Quartier Général Jérusalem, 1èr floréal, an VII de la République Française (20 avril 1799)  Bonaparte, Commandant en chef des Armées de la République Française en Afrique et en Asie, aux héritiers légitimes de la Palestine : « Israélites, Nation unique que les conquêtes et la tyrannie ont pu, pendant des milliers d’années, priver de leur terre ancestrale, mais ni de leur nom, ni de leur existence nationale ! 

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Le Rav Yéhouda Léon Askénazi, plus connu sous le nom de Manitou

Il occupe, dans le panorama du judaïsme français contemporain, une place de tout premier plan. Peu d’hommes et de femmes ayant une quelconque responsabilité communautaire peuvent prétendre ne rien lui devoir. Dès le début des années d’après-guerre, il s’est adonné à la tâche de reconstruire le judaïsme français qui, déjà dévitalisé par un siècle et demi de haskala, venait de perdre dans le cataclysme de la Shoah, nombre des jeunes cadres d’une communauté renaissante.

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Binyamin Netanyahu, dit « Bibi » (1949)

Premier ministre (1996-1999), le premier qui fut élu au suffrage universel direct, ministre des Affaires Etrangères à partir de novembre 2002 dans le premier gouvernement d’Ariel Sharon, ministre des Finances de janvier 2003 à août 2005.

Binyamin Netanyahu naquit à Tel-Aviv, second de trois enfants de Tsila et du Professeur Ben Zion Netanyahu. Son père se spécialisa dans le domaine de l’Histoire juive, il fut l’un des rédacteurs de l’encyclopédie hébraïque et le secrétaire de Zéev Jabotinsky. Binyamin Netanyahu passa la plus grande partie de ses années d’enfance dans le quartier de Talbyeh à Jérusalem. Il fut actif dans le mouvement des scouts. Comme enfant et adolescent il séjourna avec ses parents aux Etats-Unis une première fois durant les années 56-58, puis une seconde fois entre 1963 et 1967. En 1967 il revint en Israël et s’enrôla dans Tsahal. Il fut volontaire dans le groupe de reconnaissance du chef d’état-major général, termina avec mention « excellent » le cours de formation comme officier, commanda une unité, et obtint même une décoration. Netanyahu fit un service de cinq années et fut démobilisé en 1972, date à laquelle il retourna aux Etats-Unis et commença d’étudier à l’Institut Technologique du Masachussets (M.I.T.).

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Ehud Barak (1942)

Premier ministre d’Israël, ministre de la Défense, 14ème chef d’état-major de Tsahal. Occupa également les postes de ministre de l’Intérieur, de ministre des Affaires étrangères et de ministre de la Défense. Il est celui qui a été le plus décoré par Tsahal.

Ehud Barak est né en 1942 au Kibboutz de Mishmar ha-Sharon. Il est le fils aîné d’Ester et Israël Brug qui immigrèrent dans les années trente et furent parmi les fondateurs du Kibboutz. Il a reçu le nom du juge biblique, Ehud fils de Guéra. Il se distingua dans son enfance par sa façon de jouer au piano et son art de démonter les serrures et les montres. Il ne termina pas le lycée, ayant été mis à la porte en classe terminale. Il termina toutefois les examens nécessaires à l’obtention du baccalauréat pendant son service militaire. Durant les trente-six mois de ce service, il remplit de nombreuses fonctions opérationnelles et de commandement.

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Golda Meir (1898-1978)

Premier ministre d’Israël (1969-1974), une des fondatrices du Mapaï. Elle démissionna de sa fonction par suite de protestations de l’opinion publique après la guerre de Kippour.

Golda Mebovitz, par la suite Golda Meir, est née dans la ville de Kiev en Ukraine. Lorsqu’elle fut âgée de 6 ans, ses parents émigrèrent par suite de grandes difficultés économiques aux Etats-Unis dans la ville de Milwakee. Dès son jeune âge, elle fut impliquée dans une activité politique sioniste et socialiste. En 1915, elle rejoignit le parti des Poale Zion. En 1912, dès la fin de ses études au séminaire chargé de former les enseignants, elle émigra avec son mari, Maurice Meyerson, en Israël.

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