Menahem Begin (Brest-Litovsk 1913-Tel-Aviv-Jaffa 1992)

Introduction
Le parcours de Menahem Begin est, à bien des égards, atypique. Contrairement à nombre de dirigeants sionistes qui gagnent la Palestine très jeunes, il ne rejoint la « terre promise » qu’à trente ans, en pleine guerre mondiale et dans des circonstances tout à fait rocambolesques. Après la création de l’État d’Israël en 1948, il sera pendant près de trois décennies l’infatigable leader de l’opposition de droite à la Knesset avant de parvenir, à soixante-quatre ans, à la tête du gouvernement, mettant ainsi un terme à l’hégémonie politique des sionistes socialistes. Enfin, ce nationaliste intransigeant sera aussi l’homme qui conclura le premier traité de paix avec un État arabe, en l’occurrence l’Égypte.

En Pologne
Beaucoup de Juifs d’Europe orientale vécurent leur engagement sioniste comme une rébellion dirigée contre un milieu familial jugé sclérosé. Rien de tel chez Menahem Begin. Élevé dans le respect de la tradition, le jeune homme manifeste une grande fidélité envers sa famille et cette petite bourgeoisie juive à laquelle elle appartient. Tout naturellement, il rejoint en 1926 le Betar, mouvement de jeunesse sioniste qui défend l’idée du « retour à Sion », mais rejette, contrairement à ses homologues de gauche, la perspective de la révolution sociale. Exaltation de l’héroïsme, égard pour la hiérarchie, promotion d’un nationalisme juif sans complexe, autant d’éléments auxquels Menahem Begin est d’autant plus sensible qu’ils sont défendus par un leader charismatique,
Vladimir Jabotinsky, qu’il vénérera jusqu’à la fin de sa vie. Dans une Pologne gagnée dans les années 1930 par un antisémitisme virulent, il est convaincu que l’avenir des Juifs se joue ailleurs, en Palestine, où une organisation para-militaire baptisée Irgoun est décidée à lancer « une lutte de libération nationale » contre les Britanniques et les Arabes.
   Toutefois, si le sort du
sionisme se joue de façon ultime au Moyen-Orient, il est impérieux de mobiliser le judaïsme de Diaspora dans ce combat. Tout en poursuivant ses études de droit à Varsovie, Menahem Begin s’y attelle grâce à de remarquables talents d’organisateur et d’orateur. En mars 1939, il devient le chef du Betar en Pologne, une organisation fort bien implantée, mais l’éclatement de la Seconde Guerre mondiale le prend au piège. Il se réfugie à Vilna, où il est arrêté en septembre 1940 par les Soviétiques pour ses activités politiques et déporté en Sibérie. Les revirements de la guerre conduiront à sa libération anticipée l’année suivante. Comme les autres détenus de nationalité polonaise, il quitte le goulag pour rejoindre l’armée du général polonais Władisław Anders qui, après des tribulations à travers l’Iran et l’Iraq, finit par établir son quartier général en Palestine en mai 1942. Ce remarquable coup du destin permet à Menahem Begin de mettre enfin son sionisme en action.

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Shimon Peres (Vichneva, en Pologne, aujourd’hui en Biélorussie, 1923)

Introduction
Haut fonctionnaire durant plus de dix ans, ministre pendant plus de vingt ans, Premier ministre à deux reprises, prix Nobel de la paix, S. Peres est une figure marquante de la vie politique israélienne depuis un demi-siècle. Pourtant, cet homme bénéficiant d’une formidable stature internationale a longtemps souffert en Israël d’une image négative qui a pesé sur sa carrière. 

Un pionnier au service de son pays
Né en 1923 dans un petit village de Russie blanche – alors polonaise –, le jeune Perski immigre en Palestine à l’âge de 11 ans, avec ses parents convaincus qu’il n’y a pas d’avenir dans une Pologne gagnée par l’antisémitisme. Passer de Vichneva à Tel-Aviv représentait, comme il l’écrit dans ses Mémoires, un changement de monde. S. Peres – nom hébraïque qu’il adoptera – y découvre la liberté, dans une ambiance méditerranéenne fébrile. La communauté juive de Palestine est en effet engagée dans l’ambitieuse construction d’un foyer national et S. Peres entend bien participer pleinement à cette entreprise. Il est très vite actif dans un mouvement de jeunesse proche de la gauche sioniste dont l’objectif essentiel est de créer de nouveaux
kibboutz. Tout naturellement, après des études à l’école agricole de Ben Shemen, il participe à la fondation d’un kibboutz près du lac de Tibériade où il s’occupe du bétail. Les responsables du parti travailliste repèrent ce jeune homme doté de réelles capacités d’organisation et le font travailler à temps plein pour le mouvement de jeunesse. À vingt ans il commence à fréquenter les cercles du pouvoir et les hommes qui comptent, Berl Katznelson, Lévi Eshkol et surtout David Ben Gourion, duquel il demeurera très proche jusqu’à sa disparition.

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Yitzhak Rabin (Jérusalem 1922-Tel-Aviv-Jaffa 1995)

Introduction
Le soir du 4 novembre 1995, en quittant une grande manifestation de soutien à la paix, le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin tombait sous les balles d’un extrémiste religieux juif. Cet assassinat mettait tragiquement fin à la vie d’un homme qui s’était dévoué à son pays, d’abord comme soldat, puis comme homme d’État. Il fit la guerre aussi longtemps qu’il fut persuadé qu’il n’y avait aucune chance de faire la paix. Mais en 1993, il sut résolument engager son pays dans la voie de la négociation avec les Palestiniens car il était désormais convaincu que le temps de la paix était venu. Ce choix lui coûta la vie.

Un sabra
Yitzhak Rabin incarnait parfaitement le sabra, le « Juif nouveau », décomplexé, fier et courageux. Contrairement à la plupart des dirigeants israéliens de sa génération, il était né sur la terre d’
Israël, en 1922, dans une famille ardemment sioniste. Adhérant à l’idéal pionnier de retour à la terre, ses parents placèrent très vite le jeune Yitzhak dans une école agricole. Mais à la fin de sa scolarité, en 1940, il ne rejoignit pas un kibboutz mais une unité d’élite de l’armée clandestine juive, le Palmakh. Cette force avait été initialement constituée avec la bénédiction du mandataire britannique pour contrer les Allemands et leurs alliés vichystes au Moyen-Orient. Yitzhak Rabin participe ainsi à la campagne victorieuse des Alliés en Syrie en 1941. Le danger d’une invasion nazie une fois écarté, le Palmakh ne disparaît pas pour autant. Il va devenir une force essentielle dans le combat pour l’avènement d’un État juif, et Yitzhak Rabin y prend une part active. En 1945-1946, il est engagé dans de nombreuses activités de sabotage contre les Britanniques qui lui valent d’être emprisonné à Gaza durant six mois. À peine libéré, il devient commandant de la brigade Harel qui joue un rôle décisif dans le contrôle de la route de Jérusalem prise sous le feu des combattants palestiniens. À la fin de l’année 1948 (année de la naissance de l’État d’Israël), il est avec ses hommes dans le Néguev pour en chasser les Égyptiens. Il fait partie de la délégation qui négocie en 1949, à Rhodes, avec les États arabes les accords d’armistice qui mettent un terme à la première guerre israélo-arabe.

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David Ben Gourion (Płońsk, Pologne, 1886-Tel-Aviv 1973)

Introduction
En 1906, un jeune Juif polonais arrive en Palestine, armé d’une certitude inébranlable : la liberté, les Juifs ne peuvent l’obtenir que sur la terre d’Israël, en créant un État souverain. Le 14 mai 1948, le même homme lit, à Tel-Aviv, la déclaration d’indépendance de l’État d’Israël, dont il deviendra le premier chef de gouvernement. Pour réaliser ce rêve qui paraît totalement utopique au début du XXe s., il faudra une obstination peu commune et une force d’engagement rare, deux qualités dont David Ben Gourion saura faire preuve tout au long de sa vie. 

L’enfance
David Ben Gourion considérera toujours que son existence ne prit son sens véritable que lorsqu’il débarqua à Jaffa en septembre 1906. Les vingt années qu’il passe dans une Pologne sous le joug tsariste ne sont à ses yeux qu’une période d’attente. Ses Mémoires n’évoquent d’ailleurs que très furtivement sa prime jeunesse. Pourtant, elle a eu plus d’importance sur sa formation qu’il n’a bien voulu l’admettre.

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Dates importantes pour Israel

Avant 1947 

Dès la fin du 20eme siecle, alors que les états connaissent la montée du nationalisme, le courant sioniste apparait dans les communautés juives d’Europe : il s’agit de créer un état juif en Palestine. Ce courant est au départ minoritaire, mais achètera des terres sur place, négociera avec le Royaume Uni (qui administre la Palestine à partir de 1922), et, se répandant peu à peu, amènera après la seconde guerre mondiale à la création d’Israël.

1947-1948

Création de l’État d’Israël

En février 1947, alors que l’idée d’un État-refuge en Terre sainte pour les rescapés de la Shoah s’impose dans l’opinion occidentale, le gouvernement britannique remet le mandat qu’il détenait depuis 1920 sur la Palestine aux Nations unies.

Le 29 novembre 1947, les Nations-Unies adoptent la résolution 181 qui prévoit le partage de la Palestine en un État juif et un État arabe.

Le Yichouv et les communautés juives sionistes accueillent favorablement ce vote mais les Arabes palestiniens et l’ensemble des pays arabes qui militaient pour la constitution d’un État palestinien rejettent la résolution.

Le lendemain du vote, la guerre civile éclate en Palestine entre les communautés juive et arabe palestiniennes.

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« La fin du statut de refugiés du peuple palestinien » par Nonie Darwish


Journaliste palestinienne , qui a habite a Gaza dans les annees 50 , expatriee aux USA
La terrible situation humanitaire dans la Bande de Gaza m’est très pénible à voir parce que j’y ai vécu enfant dans les années 50. Les histoires montrées aux actualités disent que cette condition est uniquement due aux actions militaires et économiques israéliennes contre le Hamas, mais elles évitent d’en expliquer l’origine : 60 ans de politique arabe visant à maintenir le peuple palestinien comme des réfugiés apatrides dans le but de nuire à Israël.

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